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Je ne sais plus quel jour on est.

Je veux dire que pour le savoir je suis obligé de réfléchir, de trouver des repères dans ma mémoire, comme par exemple me rappeler visuellement la feuille récapitulative du voyage et associer le moment où je me trouve avec un des éléments programmés.

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Bien sûr cela ne fonctionne que pour les événements marquants,  comme ce trajet d’hier pour Vang Vieng dans ce bus. Mais c’était hier et là ça me semble loin déjà…

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Depuis sur je suis parti, en dehors de ces moments précis, liés à des faits non ordinaires, je ne peux me rappeler le jour du premier coup.

Je ne parle pas de la date, non, du jour seulement.

Là par exemple nous sommes dimanche, nous venons de passer une superbe journée ( voir l’article du jour de Jean-Philippe ), riche de sourires merveilleux. Ces sourires là, ils viennent dès qu’un contact s’établit, sans attente aucune, gratuit tout simplement. Et lorsque nous craquons sur des mômes en pleine activité, devant un jet d’eau par exemple, ou avec des cages à oiseaux, pieds nus, sortir déclencher l’appareil photo ne gêne personne ou presque.

La magie de l’instant ajoute à tout ce que nous voyons une réhausse des couleurs, c’est comme si Jean-Pierre Jeunet venait faire son office dès qu’un sourire arrive. Dingue non ?

Ici c’est Maylin guest house. Un repère de touristes découvert hier, qui nous a amené à rencontrer Ath (si son prénom s’écrit ainsi), un des employés de Noë (un français installé au Laos depuis 8 ans).

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Noë nous a invité à boire un verre (puis 2, puis 3…)  chez lui, nous y avons causé de la douceur de vivre laotienne, du régime communiste, de la notion de propriété, puis bu une dernière bière.

C’est ici chez maylin que nous revenons après notre périple du jour, avec Ath, notre guide. Pas vu l’heure passer. Il est 15h50, pas plus vu passer la journée, j’en ai plein les mollets, j’en ai plein les yeux, et je me réjouis d’avoir encore plein de temps aujourd’hui devant moi.

C’est un luxe total.

Ha ouai, vous êtes sans doute quelques uns à vous êtonner sans doute de nous voir écrire ici, poster des photos. Il faut que vous sachiez un truc. J’ai toujours pris beaucoup de plaisir à écrire ce que je vivais, à prendre des photos de ce que je voyais, mon téléphone ou internet ne sont que des moyens de plus qui rendent visible une partie de cette activité pratiquée depuis longtemps.

Et pour une fois, la première, je partage cette passion avec un pote qui aime aussi cette activité.

Jean-Philippe prend des photos des gens parce qu’il aime les gens, il écrit ce qu’il vit parce que ça lui fait des choses de les vivre, et il poste ici sur kangaroolovers parce qu’il est généreux

Ça vous fait sourire ? Moi aussi, ça me plaît de voir d’autres que moi agir ainsi.

Et je crois que quand les hommes ont le temps de vivre, vraiment le temps, ils se révèlent encore plus à eux mêmes.

Ça me plaît ça, ça m’enchante.

Vivre au jour le jour ici en Asie nous déconnecte totalement de notre vie quotidienne.

Plus de factures, de recommandés, de sollicitations diverses, d’horaires. Oui, c’est exceptionnel, ce sont des vacances. Mais ici ce n’est pas que ça.

Les laotiens nous entraînent dans leur philosophie de vie, ou trop travailler n’a aucun sens, où trop se prendre la tête n’en a pas plus.

Nos discussions avec quelques locaux mettent en évidence le fait que les laotiens sont dans l’instant présent, avec un « bo penyang » comme leitmotiv.

Quelle leçon de vie. Là où moi je suis affecté par de nombreuses choses sur lesquelles je n’ai aucune maîtrise ou responsabilité, les laotiens dans leur ensemble ne le sont pas où presque.
Je me surprend même à ne plus regarder l’actualité, je ne sais plus si ce qui se passe en France, et ça me va..

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Posted from my smartphone, on the road