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Sac vidé, appareil photo tout autant, relève du courrier, premiers croisements des voisins, réadaptation à la température locale, réappropriation progressive de la vie d’avant.

J’ai conscience que ce voyage fut bien différent des autres. Le fait de partir si loin sans doute, dans une culture si différente, l’âge auquel je le fais, le fait de partager ce voyage avec un ami si proche (Bises mon pote!), mon niveau de connaissance de moi-même. Autant d’éléments qui concurrent à donner une autre dimension à ces quinze jours en Asie.

Et puis, même si ce sera bien plus détaillé dans un prochain billet, aller à la rencontre d’un peuple sous régime communiste et junte militaire, heureux malgré des conditions de vie spartiate, généreux malgré un salaire moyen de 105€ mensuel, accueillant et souriant sans rien attendre en retour, c’est ajouter dans sa besace de coeur les ingrédients de la sérénité et de la joie.

Rien de tel que « Follow the sun » de Xavier Rudd pour illustrer ce que cela fait d’être là-bas, seul blanc ou presque parmi ce peuple souriant comme rarement j’en ai vu. Toi qui me lis, vas-y, lance la musique, je t’emmène un peu avec moi, donne moi ta main pour quelques mots encore.

Laos’s people, Ô comme je sais la chance que j’ai d’avoir été accueilli par toi. Tu rencontres de plus en plus de blancs, mais tu as conservé ta capacité à réserver à chacun une vraie place. Je me suis senti tout petit là bas, bien que plus grand par la taille. Mais cette taille physique se fait discrète quand ton hôte te fait un tel cadeau.

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Enfant et sa grand-mère, Nong Khiaw ຫນອງຂຽວ

Tu m’as laissé t’approcher, te regarder, t’observer un peu.

Enfant avant l'école, Nong Khiaw ຫນອງຂຽວ

Enfant avant l’école, Nong Khiaw ຫນອງຂຽວ

La malice, je l’ai vue dans tes yeux, la gentillesse tout autant, et les quelques européens installés chez toi m’ont tous dit combien ils étaient bien ici.

« Tu ne viens pas habiter ici pour l’argent, tu y viens pour les valeurs humaines, le partage. »

Ils disent vrai, même si quinze jours c’est petit pour avoir une opinion solide. Mais tu vois, même quand toi, femme de Tienne, tu t’es moqué de ma façon de jouer à la pétanque, j’ai senti qu’il n’y avait rien de méchant.

Perdu... Nong Khiaw ຫນອງຂຽວ

Perdu… Nong Khiaw ຫນອງຂຽວ

Et toi, petit bonhomme, tout en sueur après être monté jusqu’ici, tes sœurs te regardaient me regarder, elles s’en amusaient, et moi j’étais bien.

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Enfant, gravissement d’une montagne, Vang Vieng ວັງວຽງ

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3 enfants, Village Hmong, Vang Vieng ວັງວຽງ

Maman et son enfant, pont de l'amitié, Nong Khiaw ຫນອງຂຽວ

Maman souriante et ses enfants, pont de l’amitié, Nong Khiaw ຫນອງຂຽວ

La chanson « Appointment in Samarra » de Paul Thomas Saunder accompagne à merveille mon état d’être au monde européen en ce moment, en ce jour de manifestation nationale en france.